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LA MUSIQUE COUNTRY ET SES ORIGINES

Histoire de la musique country et folk

Paru en 1999, le Guide de la Country Music et de la Music Folk se lit comme une encyclopédie. C'est un livre de chevet indispensable à avoir pour tous les danseurs qui aiment la musique country. Prendre connaissance des influences musicales, s'avère très instructif pour situer la musique country et se faire sa propre opinion.

Cet ouvrage, le Guide de la Country Music et de la musique folk, vous permet, entre autre, de savoir les styles des orchestres et les instruments qui les caractérisent.

* Les Auteurs sont Gerard Herzhaft et Jacques Bremont.
* Éditeur : Fayard

 

 

HISTOIRE DU FAR WEST

l'Amérique avant la naissance des états

Situé au nord de la Red River et à l’ouest du Missouri, le Far West s’étendait jusqu’aux côtes du Pacifique. En 1785. une ordonnance de la Confédération constituait domaine national, les territoires situés à l’ouest des Alleghanys. et autorisait: «toute personne majeure, homme ou femme, à choisir un quart de section (64 hectares) et à s’y établir. Elle en deviendrait propriétaire au bout de cinq ans, à condition d’y exploiter une partie du terrain et d’y construire une habitation.

 


Le Far West, littéralement, « Ouest lointain » désigne l’ensemble des territoires situés aux Etats-Unis, entre le bassin du Mississippi et la côte Pacifique. Ces vastes domaines, très contrastés de grandes plaines monotones et désespérément plates; de piedmont morne comme un lac gelé, de barrière majestueuse des Rocheuses ou de la sierra Nevada, s’étirent entre les frontières du Canada et du Mexique.
C’est à partir de 1848, avec la découverte de l’or californien, que s’est véritablement amorcée, sous l’égide anglosaxonne, l’intégration progressive de cet « extrême Ouest » américain dans l’ordre politique et économique de la jeune nation. Après les périples d’aventuriers et les voyages d’explorateurs comme Lewis et Clark(qui remontent le Missouri en 1803), le Far West reste l’apanage de nombreuses tribus amérindiennes.


Le peuple indien regroupe les Indiens de la Prairie, immortalisés par Fenimore Cooper, comme les Comanches, les Pueblos, les Cherokees, parfois récemment implantés, car chassés de l’Est par la colonisation européenne; des cavaliers belliqueux du Nord-Ouest, tels les Sioux, les Dakotas, les Kiowas, les Pawnees ou les Arrapahoes; et les nomades plus frustes du désert du Sud-Ouest, comme les Apaches, les Yumas, les Mescaleros ou les Mohaves.
Morceau par morceau, les territoires de chasse des Indiens sont occupés, toute résistance écrasée, le reliquat des tribus parqué dans des «terrains réservés », à jamais garantis. Entre la présidence de Jackson, en 1805, et 1890, plus de 400 traités sont signés entre les Indiens et le gouvernement de Washïngton! Les territoires se retrouvent pourtant promptement envahis à la moindre découverte, au sein de cet Eldorado à demi légendaire. La défaite du général Custer, «l’Homme de l’Ouest », tué par les Sioux à Little Big Horn, en 1876, reste le dernier fait d’armes des Amérindiens du Nord.

De 1872 à 1874, plus de dix millions de bisons sont abattus par les pionniers et les chasseurs de fourrures. Ces bisons constituaient la clef de voûte de la plupart des civilisations indiennes. En 1877, Sitting Bull fuit au Canada. En 1886, c’est la reddition du dernier chef apache, Geronimo, qui finira sa vie en parcourant les expositions et en vendant son portrait! Après 1890 et le massacre de Wounded Knee (deux cents femmes et enfants sioux assassinés par les troupes fédérales), l’Amérique a désormais «résolu » le problème indien. La dernière réserve indienne de grandes dimensions, l’Oklahoma, est officiellement ouverte aux pionniers le 22 avril 1889, à midi, par un coup de canon dans une course fantastique, des milliers d’Arkies, de Kentuckians, de Louisianais, déferlent sur le territoire.

 

Cérémonies Indiennes

De nos jours, des passionnés de culture indiennes rendent hommage aux Indiens. Les cérémonies indiennes nous transmettent l'état d'esprit  de tout un peuple.

 

La seconde moitié du XIXe siècle voit donc s’accélérer un processus de déplacements gigantesques. « Quelquefois, l’homme marche si vite vers le Far West que le désert reparait derrière lui », chante le héros de la ballade de King Gordon. Le déplacement progressif de la « Frontière» prend des allures d’épopée, dont les héros, farouches et violents, se rendent volontiers justice eux-mêmes. Des cowboys hauts en couleur, surveillent d’énormes troupeaux bovins qui vaguent à travers les Rocheuses; cohabitent avec des cultivateurs en conflit permanent avec les riches éleveurs; des chercheurs d’or, des fabricants d’armes, des explorateurs, des trappeurs ou bien encore des aventuriers.

 

 

Au fur et à mesure de l’avance des colons, les villages s’installent,
baraques de bois, église, saloon, groupés autour d’une rue centrale
où se règlent, de façon parfois expéditive,les différends qui opposent des protagonistes à l’arme prompte.

 

 
Au «livre d’or» du banditisme, citons Jessie James, la bande Youger, Butch Cassidy, Billy the Kidd, Sam Bass, les frères Dalton ou John Wesley Hardin, « le pistolet le plus rapide de l’Ouest»! A celui des redresseurs de torts et autres défenseurs vertueux de la Loi, s’apparente les noms de Wild BiIl Hickok, du shérif Wyatt Earp, de Bat Masterson, «l’homme aux deux colts », et, plus célèbre encore, de l’incomparable Buffalo BilI.
 
Cette épopée du milieu du xrx siècle, exacerbée par la fièvre de l’or, fut favorisée par la construction des grands transcontinentaux ferroviaires (Central Pacifie, Union Pacific Railway,...). Jusqu’alors, la conquête de l’Ouest s’était surtout faite, non par les réputés chariots bâchés des «westerns »mais par la voie maritime. Au cours du demi-siècle Moins de 10 °/ des immigrants ont tenté l’aventure du Far West par la route terrestre, à travers un continent parsemé d’embûches de toutes sortes Indiens, animaux sauvages, aléas climatiques...
En revanche, la plupart s’embarquèrent sur les navires affrétés par les compagnies de New York, Baltimore ou Philadelphie. Deux voies maritimes étaient possibles par le golfe du Mexique et l’isthme de Panama (avec transbordement de Panama à Colon) ou, plus simplement, mais pour un voyage de près de six mois, par la « route du Pacifique », doublant le célèbre cap Horn.

Le 10 mai 1868, la première voie ferrée transcontinentale est achevée, avec la pose symbolique du dernier clou, le «clou d’or de Promontoire » (Utah), réduisant le voyage à moins d’une semaine. Dès lors, les périples maritimes et les convois des « trailers » sont rapidement relégués dans l’armoire aux souvenirs. A la fin du siècle, les multiples conflits entre éleveurs et agriculteurs se résorbent.
Le «Far West» est définitivement et officiellement divisé en «Etats» et accepte les lois de Washington. La Californie, L’orégon, l’Idaho, le Wyoming, le Nevada, l’Utah ou I’ Arizona vont désormais contribuer au développement de la nation américaine. Ces états vont constituer, au lendemain de la «Guerre du Pacifique », l’un des plus puissants bastions économiques des Etats-Unis.

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